L'éditorial

 

La covid et l’ANTASS 

Par Jean-Pierre GOUTTE

Président

 

La pandémie de COVID-19 est une crise sanitaire. Mais ses répercussions sont aussi économiques. L’onde de choc touche toutes les entreprises, les associations et tous les secteurs d’activités.

 

Face à la pandémie de COVID-19, nous devons nous adapter rapidement, tout en manœuvrant du mieux possible face aux défis financiers et opérationnels qui se dressent sur la route...

 

Perte d’adhérents, difficultés financières, adhérents dans le flou... notre association est plus que jamais fragilisée par la crise du coronavirus. Plus d’organisation de conférence débat, plus de visite en cour d’appel, cour de cassation, enfin plus rien ! Je ne parle même pas de notre assemblée générale dont ne pouvons toujours pas fixer de date certaine.

 

L’impact de la Covid 19 sur le fonctionnement de la justice est visible. Le diagnostic est que notre système judiciaire a été profondément marqué par cette crise sanitaire. Aux premières conséquences induites par la réforme du pôle social se sont ajoutées les difficultés liées aux conditions nouvelles de travail imposées par le fait de la pandémie. L’appréhension d’une Justice à l’arrêt avec parfois des audiences en souffrance et un accroissement des stocks de dossier, l’insuffisance du budget et des moyens alloués à la Justice constituent quelques-unes des inquiétudes qui ont ombragé le fonctionnement des professionnels de la Justice ces derniers mois. Mais que peut le droit dans ces conditions ?

 

Cependant, cette conjoncture, loin de nous faire perdre de vue la situation des assesseurs, est de nature à renforcer notre combat aux fins d’un plein épanouissement des membres de l’ANTASS. Il est utile de trouver les voies et moyens pour continuer la formation de nos membres. L’organisation judiciaire, le statut et la déontologie de l’assesseur, les principes applicables à la procédure devant les juridictions sociales, les grands principes de la protection sociale... sont quelques-unes des thématiques devant être profondément explorées par nos soins. Le recours à la visioconférence et aux échanges téléphoniques pour la tenue des réunions constitue une possibilité à explorer pour une reprise progressive de nos activités.

 

Pour pallier cette difficulté nous organisons des visioconférences pour notre comité de lecture de la revue. Une première expérience de ce type de réunion a eu lieu le 2 mars avec Mme Géraldine MAITRAL présidente du pôle social du tribunal judiciaire de Nîmes. Cette organisation a obtenu un vif succès. Une autre est en préparation avec le pôle social de Créteil, d’autres suivront. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez organiser une telle réunion.